Et pan. Là tu rentres à la maison, c'est désormais différent. Tu essayes tant bien que mal de retrouver tes marques, retrouver tout ce que tu as laissé deux mois auparavant. Mais tu te retrouves quand même paumée, comme si toutes les pièces du puzzle étaient là sans être bien placées. Les gens, les soirées, les après midi, les odeurs, les calins, les coups de téléphone, les cris, les bonnes vieilles soirées télé, les chansons qui nous font rire et pleurer, les heures devant le pc, les embrouilles, les larmes, les réconciliations, les claquages de porte, les moments qui manquaient tant et qui paraissent désormais te dépasser. Le mot est justement faible . Tout va trop vite, c'est la déphase complète, le corps et l'esprit retourné. Tu te pensais renforcée, changée, mais la faiblesses est toujours là. Puisqu'ici rien n'a changé. On a perdu un repère, notre repère. Tu ne dors plus, rattrapes le temps perdu, essaye de reprendre ce rythme. Cela paraît futile de dire que tout a changé tellement en si peu de temps, mais ainsi va la vie, ca se vit. Tu n'avances pas, ou plus de la même manière. C'est juste le temps de s'y refaire, de redescendre comme après toute bonne défonce. C'est similaire oui. D'une bonne expérience on ressort grandi, les priorités changent, les relations aussi. Les vrais amis, restent les même, faut pas déconner non plus. Si vous n'avez pas su comprendre, c'est que vous n'en faites pas partie. On est tous cassés dans le fond, une vie nocturne, on se dit tous carvés, parce que c'est maintenant ou jamais qu'il faut profiter. Pour ce qui est de cet univers virtuel pseudo intime, je ne pense pas qu'on ira plus loin. Pourtant, je n'ai sûrment pas assez mûrit pour me permettre toute lecon moraliste là dessus. Juste, trop de temps à rattraper, et peut-être plus le besoin de tout cet artifice pour prouver quoique ce soit à quiconque. Sabes, vous savez . Parce qu'il arrive un moment où la vie doit reprendre son cours .


