Comme un livre qui ne se fermera jamais, mais qu'il faut malgrè tout boucler .

Comme un livre qui ne se fermera jamais, mais qu'il faut malgrè tout boucler .
Début de l'été, à l'aube de ses dix neuf ans, comme si tout avait basculé. Avoir tout retrouvé, mais se sentir à l'écart, aucune présence d'esprit. Rien de gravissime, et pour cause; A la base. C'était une appréhension de départ, des bagages baclées, des larmes séchées, une opportunité et un trop plein d'hésitation. Puis, des journées étalées, des dizaines et dizaines de rencontres, des nuits comme nulle part ailleurs, des matins enfumés, des centaines de photos, des soirées, une routine presque installée, des larmes, des cris, des joies, des déceptions, la liberté, des pertes, des découvertes, la chaleur, cette grande ville, les metrosboulotdodo, des sensations jamais égalées, des limites toujours dépassées, ne jamais réfléchir aux dépenses, faits, et gestes, des discussions interminables, des fous rires à en vomir, toutes ces choses qu'on n'oublira jamais, un apprentissage sur soi-même inconcevable, des émotions surdimensionnées. Quand vient l'envie de rentrer malgrè tout le reste, un retour à la réalité de la vie, un atterissage mouvementé, des pieds enfin posés sur notre chère terre France, des gouttes de pluie, puis des gouttes sur les joues, nos joues, vos joues, les retrouvailles. Ca ne se résume pas comme ca. J'ai parfaitement conscience que ce n'était que deux mois dans ma pauvre petite vie, mais personne n'a conscience du reste. Des souvenirs plein la tête, des images plein les yeux, une magie inexplicable. Ca a du bon des fois de s'en prendre plein la gueule(ta), croyez-moi. Ce qu'il s'est passé là-bas, reste là-bas. On ne l'aura certainement pas assez répété. Il suffit maintenant de prendre conscience de la chance que l'on a , et que l'on ne vivra pas tout ca deux fois. Une fois pas deux, une fois de plus. On pense ne jamais s'en remettre. C'est le cas. Ca restera là, les noeuds plein le ventre, comme une dépression post-espagne qui ne cessera pas. C'est terminé, Inolvidable .

Et pan. Là tu rentres à la maison, c'est désormais différent. Tu essayes tant bien que mal de retrouver tes marques, retrouver tout ce que tu as laissé deux mois auparavant. Mais tu te retrouves quand même paumée, comme si toutes les pièces du puzzle étaient là sans être bien placées. Les gens, les soirées, les après midi, les odeurs, les calins, les coups de téléphone, les cris, les bonnes vieilles soirées télé, les chansons qui nous font rire et pleurer, les heures devant le pc, les embrouilles, les larmes, les réconciliations, les claquages de porte, les moments qui manquaient tant et qui paraissent désormais te dépasser. Le mot est justement faible . Tout va trop vite, c'est la déphase complète, le corps et l'esprit retourné. Tu te pensais renforcée, changée, mais la faiblesses est toujours là. Puisqu'ici rien n'a changé. On a perdu un repère, notre repère. Tu ne dors plus, rattrapes le temps perdu, essaye de reprendre ce rythme. Cela paraît futile de dire que tout a changé tellement en si peu de temps, mais ainsi va la vie, ca se vit. Tu n'avances pas, ou plus de la même manière. C'est juste le temps de s'y refaire, de redescendre comme après toute bonne défonce. C'est similaire oui. D'une bonne expérience on ressort grandi, les priorités changent, les relations aussi. Les vrais amis, restent les même, faut pas déconner non plus. Si vous n'avez pas su comprendre, c'est que vous n'en faites pas partie. On est tous cassés dans le fond, une vie nocturne, on se dit tous carvés, parce que c'est maintenant ou jamais qu'il faut profiter. Pour ce qui est de cet univers virtuel pseudo intime, je ne pense pas qu'on ira plus loin. Pourtant, je n'ai sûrment pas assez mûrit pour me permettre toute lecon moraliste là dessus. Juste, trop de temps à rattraper, et peut-être plus le besoin de tout cet artifice pour prouver quoique ce soit à quiconque. Sabes, vous savez . Parce qu'il arrive un moment où la vie doit reprendre son cours .

# Posté le mardi 22 juillet 2008 13:45

Modifié le mardi 22 juillet 2008 17:20

A LEUR PUTAIN DE PROMO . Merci .

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# Posté le mardi 22 juillet 2008 13:18

Modifié le mardi 22 juillet 2008 14:00

Noche de San Juan, 23 Juin 2008 .

Noche de San Juan, 23 Juin 2008 .
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 06:21

Modifié le mardi 22 juillet 2008 13:53

IN THIS CRAZY LIFE

 IN THIS CRAZY LIFE
À une vitesse folle, tu verras comme cela passe .

# Posté le vendredi 20 juin 2008 14:06

botellón .

botellón .

# Posté le vendredi 20 juin 2008 14:06